Sauvons les animaux
Protection animaux

Les abandons d’animaux en été : quelle lâcheté

La saison des abandons est commencée ! C’est la période des vacances, et malheureusement beaucoup de chiens et autres animaux vont être abandonnés, comme chaque année. Et comme chaque année, les associations de protection animales vont se mobiliser :

  1. La Société Protectrice des Animaux (S.P.A.)
  2. La fondation 30 millions d’Amis
  3. La fondation Brigitte Bardot
  4. La fondation Assistance Aux Animaux (A.A.A.)

pour ne citer que les plus célèbres, vont une fois de plus devoir faire face à un nombre important d’abandons de chiens, de chats et autres animaux (les équidés et les N.A.C. (Nouveaux Animaux de Compagnie). Elles vont récupérer des animaux blessés, malades, affamés, épuisés, traumatisés à vie.

Toutes les organisations régionales et locales de protection animale vont voir leurs locaux envahis, surchargés par l’arrivée de ces animaux abandonnés. Bien sûr, quand ce sera possible, les chiens récupérés seront soignés, retapés mentalement et proposés ensuite à l’adoption. Mais beaucoup d’entre eux vont mourir, ou rester dans les refuges toute leur pauvre vie.

Pourtant des campagnes d’information contre les abandons de chiens sont menées, à l’approche des vacances tout particulièrement,  pour essayer de faire comprendre que le chien est un  animal sensible, ressentant  des émotions, et que sa capacité mentale ne dépasse pas 2 ou 3 ans de l’âge mental d’un petit humain. Comment pourrait-il comprendre, ce pauvre chien, pourquoi  d’un jour à l’autre  il se retrouve tout seul,  abandonné dans une forêt, attaché à un arbre ou déposé sur une aire de parking ?

Il vivait dans sa famille, sa meute humaine. Il était protégé, soigné, nourri, promené. Il jouait avec les enfants, la famille. Et là, plus personne, il est abandonné à lui-même. Que peut-il se passer dans son cerveau de chien ?  S’il est attaché, il va attendre qu’on vienne le rechercher, s’il est libre il va marcher jusqu’à épuisement, risquant de se faire percuter par une voiture, un vélo, une moto, un camion, ou bien attaquer par d’autres chiens solitaires. Il va souffrir énormément et  il aura peur, faim.

Et vous savez quoi ? Je suis pratiquement certaine que comme dans la « lettre à mon maître », ce chien abandonné lâchement dans la nature, voué à la misère et à une mort certaine, serait capable de faire la fête à son maître s’il le retrouvait !

Je pense qu’il serait temps de ne plus se considérer pour notre chien, notre  meilleur ami,  comme son « maître », son « propriétaire ».  Notre chien, au XXIème siècle,  est encore désigné par la loi comme étant « un bien meuble » en cas de litiges.  On ne devrait pas pouvoir en disposer à sa guise, le vendre, le donner voire le tuer, même si c’est interdit et puni par la loi, normalement.  Est-on le maître ou le propriétaire de son enfant ?

Il existe beaucoup de solutions pour faire garder son compagnon, si on ne peut l’emmener en vacances : famille, amis, pension, retraités qui passent à la maison par le biais d’associations locales, étudiants qui le sortiront… Et il sera tellement heureux de vous voir,  quand vous rentrerez reposer et content de le retrouver !

Adopter un chien, c’est un acte responsable, qui nous engage pour toute sa vie, c’est un contrat en somme !

Si nous ne sommes pas capable de le respecter, d’aller jusqu’au bout, ne craquons pas par caprice sur une jolie petite boule de poils,

Par pitié pour elle !